J’ai créé cette section, pourquoi ? Va savoir.
Il y a un tas de thèmes que j’aimerais aborder. Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude d’écrire des textes pour moi-même, des réflexions personnelles, des pensées que je garde souvent dans un coin de ma tête.
Aujourd’hui, j’ai envie de donner une autre dimension à cet exercice. Le simple fait de savoir que quelqu’un pourrait lire ces mots me pousse à adopter une plume plus travaillée et plus précautionneuse.
Je sors d’une période compliquée de ma vie, remplie de son lot de batailles et de débats. Parfois avec des personnes capables de comprendre le sens et la portée de mes mots, mais aussi avec d’autres dont l’ego prend le dessus dès qu’une idée ne correspond pas à leur vision des choses.
Ce deuxième type de personne m’a particulièrement fatigué.
J’ai beau m’efforcer d’oublier ces personnes qui m’ont blessé, notamment par leurs actes ou leurs trahisons, une question reste présente: comment oublier des gens qui, par leur mauvais comportement, vont influencer certains de tes choix futurs ?
Pendant longtemps, j’ai cherché des solutions. La première a été d’essayer de les remplacer. Une solution temporaire, qui ressemble finalement à remettre un pansement sur une plaie encore ouverte.
Que ce soit en amour ou en amitié, mes mots relevant d’ailleurs davantage de l’amitié, même s’ils peuvent s’appliquer aux relations amoureuses, cette méthode ne faisait que repousser le problème au lieu de réellement le résoudre.
Voyant que cette approche ne fonctionnait pas et ne faisait que retarder mes blessures, j’ai cherché une autre alternative. Celle-ci est apparue naturellement avec mes études: me noyer dans une mer de travail.
Encore une fois, cette méthode n’a été que temporaire. Une fois la vague massive de travail dissipée et les tâches accomplies, mes pensées revenaient inévitablement vers ces personnes.
La seule option viable qui me restait alors était le temps.
Laisser le temps faire son œuvre.
Moi qui cherche constamment à faire plus vite et mieux, du haut de mes 19 ans, bientôt 20, cette idée n’est pas forcément facile à accepter. Pourtant, certaines choses ne peuvent pas être accélérées.
Ces souvenirs, ces expériences qui me construisent, ne dépendent pas entièrement de moi. En revanche, je peux choisir ce que j’en fais. Je peux prendre le temps de les traiter, de les comprendre, et surtout d’apprendre à vivre avec.